
LE MUSÉE BONNARD et KITTY SHPIRER
UNE COLLABORATION INEDITE POUR UN PARCOURS
OLFACTIF IMMERSIF
"Ces correspondances subtiles entre odeurs et couleurs invitent à une perception renouvelée des œuvres, créant un dialogue entre vision et sensation.", Véronique Serrano, chief curator, Musée Bonnard.
Du 27 juin au 31 octobre 2026, le musée Bonnard, au Cannet, présente l'exposition « Bonnard Intime : Les Toilettes de Marthe », enrichie d'un accompagnement olfactif unique. Une collaboration exceptionnelle entre le Musée Bonnard et Kitty Shpirer, créatrice de parfums indépendante. A la demande du Musée Bonnard, Kitty a créé un parcours olfactif sur mesure afin d’apporter aux œuvres de Bonnard l’expérience d’une dimension sensorielle inédite. À proximité d’une sélection d’œuvres - installées sur des consoles murales discrètes rappelant celles des années 1930, six dispositifs olfactifs crée par Kitty Shpirer, inspirée des toiles de l’artiste. Le visiteur est invité à s’en approcher et à découvrir délicatement la fragrance. Ce geste simple et intime fait écho aux scènes de bain, de toilette et aux moments d’intimité si présents dans l’œuvre de Pierre Bonnard. La palette olfactive comprend six fragrances, chacune pensée comme une évocation sensible d’un thème cher à l’artiste. Tout au long de l’exposition chaque parfum est accompagné par un texte de Kitty Shpirer décrivant l’atmosphère et les inspirations de ces créations.
Kitty Shpirer nous parle de son processus de création : « Créer les six parfums de Bonnard Intime a été une invitation à entrer dans l'univers de Pierre Bonnard avec délicatesse. Mon intention n'était pas de décrire les œuvres par le parfum, mais d'en révéler une résonance sensible, laissant à chacun la liberté de sa propre interprétation. Chaque création est née d'une observation attentive des tableaux : la lumière, les couleurs, les matières, les objets et l'atmosphère. À ces impressions visuelles s'est ajoutée une dimension essentielle, celle du temps. L'époque de création des œuvres m'a guidée dans le choix des matières et des accords, afin de rester fidèle à leur identité olfactive. Je conçois le parfum comme une passerelle entre le visiteur et l'œuvre. Il ouvre un espace où les souvenirs, les émotions et l'imaginaire se rencontrent, offrant une autre manière d'entrer en dialogue avec la peinture. ». Nous vous invitons à venir et vivre une expérience inédite avec Bonnard.
La palette olfactive comprend six fragrances, chacune pensée comme une évocation sensible d’un thème cher à l’artiste, Chaque parfum est accompagné par un texte décrivant l’atmosphère et les inspirations de ces créations :

Le gant de crin
1942
Huile sur toile, 130,1 x 59 cm
Collection particulaière
Un moment de sensualité dans l’intimité.
Une fleur d’oranger aux effluves d’eau de Cologne et de savon.
Le corps chaud légèrement musqué et boisé.

Huile sur toile, 85,3 x 74,5 cm
Paris, musée d'Orsay, donation Marcie-Rivière
Au cœur d’un rituel rythmé aux couleurs chaudes et froides,
se dégage un moment de plaisir et de fraîcheur.
La pièce ombragée s’emplit d’un parfum d’eau, de savon et de peau humide.

Atelier au Mimosa
1939-1946
Huile sur toile, 127,5 x 127,5 cm
Paris, musée national d'Art moderne, Centre Pompidou
La joie du début de printemps durant la guerre.
La vibrance du jaune qui console et éveille les sens.
Les effluves chaudes et poudrées du mimosa qui traversent l’atelier.
L’odeur de la peinture qui est en train de sécher….

La toilette ou Nu au miroir
1931
Huile sur toile, 154 x 104,5 cm
Fondazione Musei Civici di Venezia,
Galleria Internazionale d'Arte Moderna di Ca' Pesaro
Dans l’intimité de la chambre, devant le miroir, sans oublier la coquetterie…
Lumière tamisée entourée de tissus texturés.
Le maquillage et les parfums d'époque se mêlent dans l’air.
L’odeur des bigarades traverse la fenêtre….

La cheminée
dit aussi Femme à sa toilette
1916
Huile sur toile, 81 x 111 cm
Fondation d'art Pauline
La beauté de la jeunesse épanouie.
Légère tension dans une atmosphère rouge et chaude.
Un exotisme japonisant fait appel au gardénia.
Sensuelle et crémeuse, profonde et texturée.

Jaune fille au bain lavant les cheveux
1893
Huile sur bois parquete
16,5 x 27 cm
Collection particulaière

Femme se lave les pieds
1894
Huile sur bois, 41,6 x 33,7 cm
Collection particulaière
Dans l’intimité sombre de la nuit, l’espace disparaît.
La peau exalte une odeur musquée et sauve.
L’air est épais de tonalités boisées, de la toilette émanent des odeurs de roses et
des violettes poudrées et chaudes.